Château Roques de Jeanlice, 2010
Un Bordeaux franc et honnête
Rien ne va plus à Bordeaux : en moins de 10 ans, les grands crus classés ont enregistré sur la vente en primeurs des augmentations de plus de 150 %, et tout ceci, dans le plus beau mépris du porte-monnaie des clients de longue date. Pendant ce temps, en toute impunité, des regroupements viticoles inondent les marchés nationaux et internationaux de leurs médiocres lussac-saint-émilion et consorts, et ce, dans le plus grand mépris du palais des clients.
Plus grave encore, d'autres vignerons se résignent dans la plus grande indifférence à mettre la clé sous la porte de leur chai.
Mais alors, que nous reste-t-il ?
Pour les crus classés de Bordeaux, pas de panique, c'est cyclique. Un jour c'est cher, un autre beaucoup moins…. Nous risquons tout de même de pâtir d’un effet cliquet avec la demande croissante de l’Asie mais pouvons espérer un retour « à la normale » un jour…2005 par exemple, est entré précipitamment en spéculation mais 5 ans après, a perdu ses prix stratosphériques et pour rejoindre notre atmosphère, plus respirable.
Lindaboie, toujours à l'affût, se chargera de vous trouver ces grands vins à prix raisonnables qui sont encore légion dans la région.
Sinon, pour notre bordeaux quotidien, il suffira de se concentrer sur ceux qui ont résisté aux assauts de la crise viticole et luttent avec intelligence pour faire bien. C'est bon pour eux, et c'est bon pour nous.
Précisément, Christophe Québec est l'un de ces petits soldats courageux et laborieux.
A 23 ans, Christophe a repris les terres de ses parents, juchées sur les beaux vallons de l'Entre-deux mers (entre la Dordogne et la Garonne). Il s'est entouré des conseils les plus avisés et propose depuis 2003 des vins droits, francs et fruités. 7 ans plus tard, il perfectionne son style, pour un vin toujours franc, sans prétention et prêt à boire.
Comment il se goûte ? : Très facilement. Compagnon de tous les jours, laissez-le très accessible, au frais, tire-bouchon à proximité. Vous le boirez aussi vite que vous l'aurez ouvert et, désaltéré, vous vous direz que, décidément, le bordeaux, quand c'est bon, c'est bon. Un deuxième verre confirmera votre réflexion que je vous invite à partager avec votre entourage immédiat autour d'une nourriture aussi savoureuse et avenante que le vin.
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