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Lindaboie…sans chichi du Chiroubles

Dominique Laurent et son Chiroubles 2015

Lindaboie avait annoncé la fin des Chriroubles 2015 il y a deux mois et, par chance ou plutôt à force de supplications et de rampements, Lindaboie a réussi à en avoir encore quelques unes.

Lindaboie espère la reconnaissance de ceux qui l’ont harcelée de messages pour en avoir à nouveau et la curiosité de ceux qui ne savent pas encore à côté de quoi ils passent.

Profitez.  Tout  y est : le soleil, la belle exposition, le granit de 400 millions d’années, les vieilles vignes, le raisin mûr, la patte de Dom Laurent. En mélangeant tous ces ingrédients  bien fort au shaker,  on obtient comme par magie  ce vin suave, à la fois dynamique et apaisant.

Dominique Laurent Chiroubles Lindaboie.jpg

 Treize euros

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Lindaboie…du Bel, du Bellet

En direct de Nice, le Baron G.

News Château du Bellet Baron G pour Lindaboie.jpg
Du vin, de l’histoire

Comme Haut-Brion à Bordeaux, le Bellet est l’un des rares vignobles urbains de France, puisqu’il est  planté dans l’agglomération de Nice, sur les collines de la ville.
Comme le vignoble de Condrieu, celui du Bellet a failli disparaître. Ghislain de Charnacé, le propriétaire du Château du Bellet fut l’un des plus ardents défenseurs de l’appellation dans les années 70 quand le vignoble était en quasi disparition. Il a su rallier les 11 producteurs de l’appellation à la « guerre des œillets » (à ne  pas confondre avec la révolution des Œillets de 1974 ), quand ceux si voulaient éradiquer les pieds de vignes, soutenus par l’avidité des uns et le gain rapide espéré par les autres. Mais les 11 producteurs ont fait face, pied de vigne au sol et bouteille à la main.

Mais qui est donc le Baron G ? Le baron Ghislain ?  Ghislain de Charnacé, est non seulement le descendant direct du Baron de Bellet (le Baron G ?) qui a donné son nom au vignoble mais celui qui a permis la renaissance de ce vin. Il l’a défendu avec une exigence de qualité sans faille,  en l’imposant sur les plus grandes tables et, grâce à son entre-gens, dans les plus grands  sommets internationaux. Sans son abnégation et sa force de persuasion, le vignoble de Bellet serait aujourd’hui au mieux du folklore au pire aurait disparu (cf plus haut la guerre des œillets, à ne toujours pas confondre avec la révolution des Œillets de 1974 ).Ghislain de Charnacé avait pour habitude de finir ses discours par cet adage familial.  » Que des actes, plus de parole ». Donc acte !  Je lève mon verre à cette magnifique région qui a vu naître ce grand cru.

Château du Bellet, Bellet-Rouge 1900

 Château du Bellet Rouge 1900.jpg

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Lindaboie… Le Carton (ou la fleur) de la semaine

 Deux bouteilles de Château Lagrange Grand Cru Classé Saint-Julien 2007

Carton Lagrange Saint-Julien Grand Cru Classé pour Lindaboie.jpg

Cinquante huit au lieu de soixante-douze euros !


Ce vin n’a pas une femme voluptueuse et déshabillée sur son étiquette, ce vin n’a pas de jeu de mots dans le nom de son vin, ce vin n’est pas issu d’une année « extraordinaire », ce vin a une étiquette de grande distribution, ce vin appartient au groupe Suntory depuis 1983, ce vin ne dit pas par qui il est fait ou quand il le dit (Matthieu Bordes et Keiichi Shiina), cela ne nous dit rien ou pas grand chose, ce vin en est à sa deuxième phase d’investissement depuis 2008, pour notemment « une évolution des méthodes de production vers un plus grand respect de l’environnement et une réduction de l’empreinte écologique de la propriété ». Ce vin n’est donc pas bio et on se dit qu’ils pourraient en être à leur 8 ème phase d’investissement et en être un peu plus loin de ce côté là. Ce vin ne caracole pas parmi les meilleurs bordeaux, ceux aux 100/100 ou aux 18/20.  Bref, ce vin, sur le papier n’a pas grand chose pour lui. Et pourtant, et pourtant…dans la bouteille que Lindaboie a bue pour voir où le vin en était, et bien le vin était bien. Même très bien. Il ne ressemblait en rien à ces canons bordelais, ultra denses, ultra profonds, avec une mâche phénoménale, non, rien de cela dans ce vin. Juste un caractère ultra agréable, fin, délicat, délié, ouvert, un beau nez complexe, une bonne longueur. Bref, un très joli vin de 10 ans d’âge. A boire sur le rôti ou le poulet du dimanche ou même du samedi. Il s’adapte, il n’est pas obtus, au contraire. Il agrémentera avec charme votre repas et tiendra  son rang de 3ème Grand Cru Classé de 1855 (quand même!) avec élégance.

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Lindaboie… le Rully 1er cru 2015 de Ponsot. Deuxième tour !

Domaine Ponsot Rully rouge 1er Cru  Molesne 2015


Parti comme des petits pains, il revient. C’est la dernière fois ! Après il faudra attendre un an. Si c’est pas malheureux…

Vingt et un euros

Quand un restaurant perd son étoile, c’est le bon moment d’y aller. Le chef et son équipe, piqués au vif, ont la hargne, ont la gagne et font tout pour retrouver leur macaron. Et vous, vous goûtez à un prix revu à la baisse une cuisine revue à la hausse. C’est tout bénef.

Avec les crus de la Côte Chalonnaise (Givry, Rully, Mercurey, Bouzeron, Montagny), c’est un peu pareil, mais tout le temps. Ils n’ont pas l’aura, ni le prestige des appellations de la Côte d’Or (Gevrey-Chambertin, Corton, Pommard, Vosne-Romanée, etc…), mais ils ont la hargne, ils ont la gagne. Ils savent y faire avec le pinot noir. Et vous, vous goûtez à petit prix un grand pinot noir.

Souvent, j’essaye de compatir avec les vignerons ultra talentueux de la Côte Châlonnaise comme le jeune et enthousiaste Jean-Baptiste Ponsot, qui rage de voir certains vins de la Côte d’Or vendus trois, quatre, voire dix fois le prix de son génial et bien meilleur Rully 1er Cru Molesne, un vin élaboré proprement, avec soin et un savoir-faire immense.  J’aimerais compatir, donc, et être aussi scandalisée que lui par cette injustice, mais je n’y arrive pas car secrètement, j’espère juste que ces vins là existeront toujours à ce prix là… Surtout dans le génial millésime 2015… L’affaire du siècle, oui ! Surtout ne changeons rien ! Vive l’injustice !

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Le carton (ou la fleur) de la semaine

Carton Italie pour Lindaboie.jpg

Cent quatre vint quinze euros au lieu de deux-cent douze euros


Deux vins totalement opposés :

Le blanc en premier, et quel blanc! Le Trebbiano d’Abbruzzo de Valentini. Pour la localisation, imaginez-vous tout en bas du talon de la botte à remonter le dos de la tige, à passer les Pouilles et vous arrêter au dessus, pour  reprendre votre souffle, et bien, là, au lieu de continuer pour le vernissage de la Biennale de Venise, vous déviez un poil à gauche et vous êtes chez Valentini. Enfin, vous y êtes, façon de parler, car avant de pouvoir leur rendre visite, il faut s’accrocher. C’est l’un des domaines les plus inaccessibles au monde. Le Domaine de la  Romanée Conti fait figure de hall de gare à côté. En attendant (car oui, j’ai une piste…), autant boire leur vin blanc, l’un des plus grands d’Italie capable d’un vieillissement exceptionnel! Un mythe en Italie, donc. Depuis 1956 exactement quand Edoardo Valentini renonce à sa carrière d’avocat pour faire le vin de la famille et en très peu d’années devient l’un des producteurs les plus emblématiques d’Italie. Les vignes sont conduites en pergola traditionnelle, tout est depuis des lustres en biodynamie, les rendements sont ultra ultra maîtrisés et le vin est vieilli dans de vieux foudres de Slovénie dont le plus jeune a 70 ans… Un vin au cépage local qui défie tout, surtout la logique et le temps. Ave Valentini !

Le rouge Montevetrano lui, est né de presque rien ou plutôt d’un « give me five » de 6 amis après un déjeuner bien arrosé quelque part à l’ouest de Salerne. Salerne? Mais si, vous connaissez. Vous voyez la Côte Amalfitaine ? Et bien c’est un peu à droite. Au Sud de Naples pour simplifier.  L’un d’entre eux donc, grand œnologue italien (quand même…) dit à la fille des propriétaires du petit lopin de vignes et d’arbres fruitiers : « Tu sais Silvia (Imparato, alors photographe et bientôt la grande dame du futur Montevetrano). Ecoute moi Silvia, vraiment, tu sais qu’ ici, tu as de très belles terres à vignes. Tu pourrais faire un vin immense. » « Chiche ! » répond Silvia. La suite, vous la connaissez, give me five etc, etc… Et aujourd’hui 5 hectares de magnifiques vignes plantées en majorité de Cabernet Sauvignon, de merlot  et d’aglianico, le cépage local. Pourquoi le Cabernet Sauvignon ? Car Silvia adore les vins de Bordeaux. Son 2003 est d’ailleurs à déguster aux côtés de grand crus classés bordelais. Vous seriez surpris.  Le monde du vin a d’ailleurs très souvent été surpris par le Montevetrano planqué dans les dégustations à l’aveugle à Bordeaux et n’y déparaillant pas ! Il est certain qu’il domine une dégustation de vins du médoc dans le millésime 2003 proposé souvent à prix d’or alors qu’une bouteille sur 3 est totalement loupée. Au sud de Naples, ils domptent mieux la chaleur caniculaire qu’à Bordeaux… A bon entendeur, salut !

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… un coteaux du Vendômois

Domaine Patrice Colin Coteaux  du Vendômois Rouge  Vieilles Vignes 2013

Neuf euros et quatre-vingt cents

  • Âge vignes : 50 à 90 ans
  • Cépage : Pineau d’Aunis 70%, Pinot Noir 20%, Cabernet Franc 10%
  • Sol : Argile à silex
  • Viticulture bio-logique
  • Vinification : Macération et fermentation alcoolique en cuve inox pendant 45 jours, élevage en fûts 1 an
  • Garde : Plus qu’un quinquennat
  • Température de service : 16-18°
  • Délicieusement coulant et rustique à la fois
  • Mmmm…
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Un pinot noir ultime

Verticale de  trois bouteilles de Pernin-Rossin
Morey-Saint-Denis 1er cru Monts-Luisants
1991, 1992 et 1997

Là, je serais vous… je sauterais à pied et mains joints. Une telle occasion ! Mais je ne suis pas vous. Par contre, si j’étais moi, je pourrais vous parler longuement d’André Pernin, dont les vins m’ont offert parmi les plus grands moments de dégustation de ma vie. Je pourrais vous parler de la vie de cet illustre vigneron, de ses engagements et de sa clairvoyance quand le reste de la Bourgogne ramait encore dans les pesticides et la chaptalisation, de sa rencontre avec Gérard Depardieu, qui, subjugué par ses vins, lui a confié la légendaire parcelle de la Richemone de Nuis-Saint-Georges, à l’époque de Cyrano de Bergerac. Une anecdote qu’il m’a racontée tant de fois. Mais je laisse la parole à Michel Bettane, le meilleur critique de vin français pour parler d’André Pernin qui a appris tant de choses aux dégustateurs qui ont eu et ont encore la chance de le côtoyer (comme la Linda de Lindaboie…). Pour connaître toute la saga des vins d’André Pernin et découvrir le goût rarissime du grand pinot noir, lire ici.


 Pernin-Rossin Verticale Ultime de Morey Premier Cru pour Lindaboie.jpg 
Cent quarante huit au lieu de cent soixante quatre euros

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Domaine Huet Vouvray Pétillant 2012

Domaine Huet Vouvray Pétillant 2012

#continuité du savoir faire, depuis 1928 se succèdent Victor Huet, son fils Gaston, son gendre Nöel Pinguet et désormais Jean-Bernard Berthomé qui  travaille au domaine depuis plus de 30 ans #grand terroir, roche crayeuse de 90 millions d’années, des vignobles légendaires dont certains sont déjà identifiés au Moyen-Age, le Haut-Lieu et ses argiles brunes, le Mont et ses silex, et l’historique Clos du Bourg #respect du terroir, bio-dynamie dès le début des années 80 et certifié en 1988 #culte du raisin mûr, expression charnue du chenin #le temps, un allié repos en cave  du pétillant sous le tuffeau pendant trois ans

 

Dix-neuf euros