Domaine de l’A Côtes de Castillon 2011

Dans le Guide 2019  des Meilleurs Vins de France 2019 de la RVF, le domaine acquiert sa deuxième étoile ! « Stéphane Derenoncourt, l’un des plus célèbres conseillers en viticulture et en vinification du Bordelais, et sa femme Christine, appliquent dans leur propriété de Sainte Colombe les méthodes recommandées aux meilleurs châteaux de Bordeaux. Elles permettent de favoriser la finesse aromatique, de rechercher l’équilibre et le soyeux de texture, plutôt que l’hyper-concentration et le boisé massif. Le Domaine est à la fois un projet de cœur, mais aussi un laboratoire pour le travail de consulting. Ce travail de fond, mené depuis plus de 20 ans, a hissé cette propriété à un des plus hauts niveaux des côtes de Bordeaux et de toute la rive droite. Une récente dégustation verticale a confirmé le savoir-faire du Domaine et le potentiel de l’appellation, et nous lui adressons une bien méritée deuxième étoile. »

Et sur le 2011 ” 16/20 “Profond et intense, ce vin développe un nez particulièrement expressif avec des parfums de fruits rouges mûrs et de fruits à noyau. La bouche réussit le parfait accord entre souplesse et charpente, tension et rondeur. Un vin suave et généreux, sur la finesse et le charme.”

Mais revenons un peu en arrière…

1453 : Bataille de Castillon, celle qui met fin à la guerre de Cent Ans ! « Ouf » a-t-on entendu ce jour-là dans le vignoble. Castillon est rebaptisée Castillon-la-Bataille. A Constantinople, la même année, on dira « Ce n’est pas vrai, encore ! », mais c’est une autre histoire.

1936 : Les Côtes de Castillon vendent leur vin sous l’appellation Bordeaux. Soit. Mais c’était sans connaître la fierté des Castillonais pour leurs beaux coteaux de vignes …

1955 : On reconnaît l’identité des magnifiques vallons des Côtes de Castillon qui peuvent donc s’identifier à côté de Bordeaux sur leurs étiquettes. « Ouf !» entendra-t-on à Castillon, une autre bataille de gagnée.

1963 : Stéphane Derenoncourt naît à Dunkerque, à 920 km du Castillonais.

1985 : Stéphane Derenoncourt, se rapproche. Il a quitté le Nord et pose son baluchon à Fronsac, autres beaux coteaux bordelais. Il est embauché comme ouvrier agricole chez Paul et Maryse Barre, les pionniers de la biodynamie en Bordelais.

1989 : Maryse Barre propose à Stéphane Derenoncourt le poste de maître de chai au Château Pavie-Macquin, Grand Cru de Saint-Emilion. Et keskissepasseratildonc ? Hein ? Et bien au classement de 1996, Pavie-Macquin deviendra Premier Grand Cru Classé de Saint-Emilion ! Et c’est grâce à qui, au Ch’ti ! Voilà ce qui arrive quand on laisse un type talentueux s’occuper des raisins ! C’est malin ! Mais nous galopons dans le temps. Revenons à 1989, année décidément féconde, puisqu’elle voit la création de l’appellation Côtes de Castillon ! « Victoire ! » entendra-t-on dans le vignoble Castillonais.

1996 : «  Vous hésitez mais pourquoi ? »… Stéphane jette un œil aux boiseries, aux fauteuils de cuir, aux tableaux. Il ne connaît pas ce nouveau monde des châteaux forts ni cette nouvelle musique du vin. « Ici, tout est structuré et moi, j’ai toujours travaillé avec un bout de ficelle et un couteau. Et même si ça me tente, j’ai pas la dégaine pour bosser chez vous et j’ai pas envie de changer. J’ai une boucle d’oreille et les cheveux longs. » « Vous savez, dans la famille on est habitué ! » Le comte prend alors un bouquin dans la bibliothèque, il l’ouvre et le tend à Stéphane, « Regardez, c’est un de mes ancêtres ». Stéphane voit le portrait d’un homme avec des cheveux longs et des boucles d’oreille. « Alors oui, c’est d’accord. »*.
Entretien donc, et début d’une longue collaboration entre Stéphane Derenoncourt et Stephan de Neipperg, propriétaire (entre autres) de Canon la Gaffelière, La Mondotte, Clos de l’Oratoire à Saint-Emilion et du Château d’Aiguilhe en Côtes de Castillon (héhé, on s’approche…)   A partir de cette année-là, les demandes de consultations vont affluer et Stéphane D. commencera à transmettre son bagage viticole dans le vignoble. Mais on s’emballe, on s’emballe… Revenons à 1996, année décidément féconde. Stéphane rencontre Christine. Christine rencontre Stéphane. Stéphane veut Christine et Christine veut Stéphane. Tout roule !
Et au fait, Chichri d’amour, kessedonctilpaskellèfaitlachrichrikejeteledonnenmille ??? Christine est une talentueuse œnologue qui s’épanouit et épanouit le vin à La Tour Figeac. Crac, crac et tac tac tac, tac, les deux décident de former une armée de jeunes et talentueux consultants, créent leur boîte et parcourent le monde.

1999 : On est deux, on est beaux, on est jeunes, on est amoureux, on est talentueux et on conseille les plus beaux domaines du monde, mais les bagages, on a envie de les poser et puis on aimerait bien avoir ses vignes à soi. Et on s’imagine dans une grande maison, le chien, les enfants et le poulailler… Et là, à Sainte-Colombe, sur de magnifiques coteaux, issus du même plateau calcaire de Saint-Emilion, on décide de poser ses valises et le Domaine de l’A est créé. Le Domaine de l’A , c’est leur jardin et peu à peu, leur domaine pilote où ils affinent toutes leurs techniques viticoles qu’ils vont ensuite conseiller auprès de leurs clients, comme la biodynamie notemment. Et tiens,  kessekivasepasserkejeteledonneenmille ? Le Domaine de l’A devient l’une des références incontournables de la rive droite de Bordeaux ! Goûté récemment le 2004. Je peux vous dire qu’ils ne s’y sont pas trompés. Une grande leçon de grand vin ! Tout y était, la chair, l’élégance du fruit, un début de truffe, la persistance et la fraîcheur en finale. Et le 2009 ? Parlons-en du 2009.

2011 : 25 % des Côtes de Castillon sont en bio/biodynamie (moyenne nationale des vignes française en bio/biodynamie… 8,5 % ). Dingue ! Année assez chaude  pendant tout le cycle végétatif, plutôt sèche côté précipitations… On patiente… Juillet plutôt frais et Août plutôt chaud et un peu plus arrosé… Finalement … tant mieux. Pas de stress hydrique. Quelques pics de température quand même… On patiente, on sert les fesses… Et là, superbe temps qui s’installe en septembre. Bingo.  Déjà un grand classique !

2017 : Conseil d’ami, en passant. Si tu ne veux pas énerver un Castillonais en général (souviens toi de 1453), et un Stéphane ou une Christine Derenoncourt en particulier, ne dis pas, croyant bien dire, «  Mmmm, c’est bon pour un Côtes de Castillon ». Il est possible que cette phrase déclenche une envie irrépressible d’un castillonais en général, et d’un Stéphane ou d’une Christine Derenoncourt en particulier, de l’extension de leur bras droit direct dans ton ventre. Pas sympa, je sais, mais après tout, tu ne dis pas à Mercedes Erra qu’elle est admirable pour une femme, ou encore mieux (ou pire), qu’elle est admirable pour une femme espagnole. Tu ne dis pas de Giacometti que c’est un admirable artiste pour un suisse. Pour rester dans le vin, tu ne dis pas du sublime sancerre de chez Riffault qu’il est bon pour un pinot noir pas bourguignon. Et bien tu ne dis pas du Domaine de l’A qu’il est bon pour Côtes de Castillon. Non, non. Tu goûtes le vin pour ce qu’il est et non ce qu’il est censé être ou représenter. Et là, tu t’aperçois que le vin est grand, absolument et que les Côtes de Castillon, oui, sont des terres à grands vins ! Enfin, je dis ça, je ne dis, rien. Après tout, tu fais ce que tu veux mon ami.

*(Extrait tiré du livre Wine on Tour, Derenoncourt, un homme, un groupe de Claire Brosse, Stéphane Derenoncourt et Christophe Gousssard. Editions La Fabrique de L’Epure, Paris 2015.).

** et *** Bientôt, un vrai glossaire. Promis, Juré, je m’y mets.

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Lindaboie… l’admirable Domaine de l’A ! En 2010 et 2012

Domaine de l’A Castillon Côtes de Bordeaux
Son 2010 d’anthologie et son tendre 2012

Depuis 11 ans maintenant (déjà!), Lindaboie ne vous propose que ses coups de coeur. En voici un grand. Le 2010 du Domaine de l’A évidemment, à mettre en cave pour l’hiver 2025. Et le 2012, plus tendre, à mettre en cave pour l’hiver 2022, au moins. Vivement l’hiver !


Domaine de l'A 2009 Derenoncourt.jpg

44 € le 2010 et 36 € le 2012


Le 2010 est un immense vin au Domaine de l’A.  Ultra frais, ultra dense, ultra beaux tanins. La sainte trinité du vin. Alléluia. Pourtant, ce n’était pas gagné. Cette année là est très contrastée à Bordeaux. On fait le grand écart entre la sous et la sur-maturité. Compliqué. Mais croyez moi, ce 2010 du Domaine de l’A, c’est de la bombe. Une bombe de finesse. Oubliez-là et désamorcez là dans 5/8 ans pour voir. Vous déciderez sans doute de désamorcer la suivante en 2035.  En attendant, vous pourrez écluser les  délicats 2012 qui devraient quand même pouvoir vous emmener au moins jusqu’à 2032. Cool ! 

En 2012 : 25 % des Côtes de Castillon sont en bio/biodynamie (moyenne nationale des vignes française en bio/biodynamie… 8,5 ). Dingue !  Sinon, année dure, dure côté millésime à Bordeaux.  2012 était une année où une succession sans faille de bonnes décisions s’imposait : bonne protection, bonne date de vendanges, bonne vinif, bonne extraction. Bref, garder son sang froid et être tout bon. Les Derenoncourt ne sont pas trop mauvais dans le registre du tout bon. Faut dire que la biodynamie, ça aide aussi. Donc, go pour le 2012 !

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Lindaboie… du Bordeaux Supérieur 2015 ultra bon de chez Thienpont


Dans la famille Thienpont à Bordeaux, y’a du cumul de Grand Cru… Alexandre déjà,  avec  le Vieux Château Certan après avoir travaillé à la Gaffelière (qui au passage a fait un superbe 2017, pour ceux que les primeurs intéressent, et qui est conseillé depuis 2004 par Stéphane Derenoncourt et son équipe (Stéphane D. qui, avec sa femme Christine, est le propriétaire de l’ambitieux et pertinent Domaine de l’A en Côtes de Castillon, en vente dans les millésimes 2010 et 2012 sur Lindaboie, et son équipe donc, avec Simon Blanchard qui a aussi son domaine, en vente aussi sur Lindaboie). Ouf,  fin de la phrase. Mais trop  de qui, qui . Revenons donc aux Thienpont, où il y a beaucoup de kikis aussi… Car après Alexandre, il y a Jacques, le cousin belge, qui en 1979, acquiert Le Pin (excusez du peu). Il y a Nicolas aussi. Et Nicolaaaaaaahah ! Nicolas ne le savait pas. Il a attendu , attendu, … Pardon… Donc, Nicolas, transfuge de la métallurgie, du droit et de la philo  (il donc bien attendu avant de s’y mettre) hérite de la propriété familiale, Château Puygueraud… Bon. Sympa la famille, mais ça ne lui suffit pas. Donc Nicolas s’occupe aussi du magnifique Château Pavie-Macquin, 1er Grand Cru Classé de Saint-Emilion et dirige Larcis-Ducasse, et d’autres… ( Stéphane Derenoncourt est conseiller de tous ces Châteaux, à noter au passage). Et enfin, enfin, François, frère de Nicolas,  ambassadeur de tous ces petits joyaux, qui fait le tour du monde et vante le mérite de ses frères/cousins pendant des années jusqu’au jour ou, avec  un accent grave, lui aussi décide de mettre ses mains dans la cuve et crée Terra Burdigala avec qui ? Avec …  Stéphane Derenoncourt, qui a avec sa femme Christine, est le propriétaire de l’ambitieux et pertinent Domaine de l’A , dans les millésimes….. en vente ici ….Vous connaissez la suite, son équipe, Simon Blanchard,etc, etc…

Depuis peu, François fait route tout seul mais la baiselaine d’origine reste le même : “Alitération en B”  comprendre, faire de bons bordeaux abordables et bien à boire. Car c’est bon aussi Le Pin, mais à 3000 euros la bouteille… pour le barbeuque, on repassera…

Tout ça pour vous dire que chez les Thienpont, c’est du lourd, c’est de l’histoire bordelaise (burdigalienne ?) en veux tu en voilà. Le vin, ils maîtrisent.

Et donc,  si  nous revenons à nos moutons grillés, nos merguez, notre côte de bœuf et notre grosse chipo. On boit quoi alors avec ? Et bien tout simplement le Roc de Jean Lys 2015 mes amis. Il a trois ans aujourd’hui, il est bien dense et parfait pour vos grillades.

Précisément, cette cuvée trouve son origine sur une sélection de parcelles du Château Roques de Jeanlice situé à Rauzan,  au cœur du plateau calcaire de l’entre-deux-mers . Depuis Juin 2003 trois parcelles représentant 4 Hectares sur les 14 Hectares de la propriété bénéficient des conseils techniques de Terra Burdigala. L’expérience acquise ailleurs sur ce type de terroir, la mise en place d’une vinification et d’un élevage soigné ajouté à la motivation d’un jeune viticulteur a permis au vin dès le premier millésime d’être récompensé par une médaille d’Or. Depuis, le vin ne cesse de s’améliorer en qualité. 2015 : topissime !

Il n’y a plus qu’à commander. Il en reste mais ce sont quand même les dernières 2015, millésime ultra bon à Bordeaux. A ce prix là… franchement, ce serait dommage de se priver.


Tous les vins sur Lindaboie

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Lindaboie… le Montagne Saint-Emilion de Simon Blanchard

Domaine Simon Blanchard
Montagne Saint-Emilion 2015
17 euros la bouteille d’excellent vin.
Une nouveauté et déjà une rareté

Simon Blanchard et Son Montagne Saint-Emilion 2015 our Lindaboie.jpg


Mars 2018 : Premier millésime de ce jeune qui n’en veut. Superbe. Du pur fruit bordelais comme on l’aime. Du cabernet franc, du  beau merlot. Les toutes dernières bouteilles de 2015. Déjà rare.

Janvier 2018 : Lindaboie qui n’a pas pour habitude de crier au miracle sur des bébés encore en gestation goûte le vin définitivement mis en bouteille. Et là, on peut commencer à parler…Et il y a de quoi sur cette « première cuvée »  de Montagne Saint-Emilion (85 % de Merlot et 15 % de Cabernet Franc) : c’est superbe, ouvert, beau fruit, de l’allant, de la délicatesse, du charme et du charnu. Du présent et de l’avenir.

Septembre 2016 : Et hop, dans la foulée, le guide Bettane & Desseauve le sort dans sa rubrique découverte…S’en suit la Revue du Vin de France, sur son site : “L’œnologue Simon Blanchard, associé avec Stéphane Derenoncourt, s’est lancé seul en appellation Montagne-Saint-Emilion. Son ambition : faire des vins typés, sans stéréotypes. La production confidentielle de quelque 6000 bouteilles met la barre très haut, avec des cuvées précises, juteuses, et à la capacité de garde superbe pour les parcellaires. On prédit un bel avenir à ce domaine.” Simon Blanchard met son domaine en conversion biologique.

Avril 2016: Les primeurs. Le landernau du vin est déjà bien excité car il paraît que 2015… est exceptionnel (je sais, je sais, on entend souvent ce mot  à Bordeaux, mais cette année-là, c’est vraiment vrai ).On jase, on compare le 2005 à 2000, à 1989, à 1982 , encore meilleur même car les conditions sont en tous points de vue idéales pour une maturité optimale, c’est à dire sans sur-maturité. Mais quand même, ça reste les primeurs. Alors on pinaille pour savoir qui de Margaux ou de Latour a le mieux réussi. Rien de nouveau sous le soleil, en fait. Les grands sont grands, les moins grands sont moins grands et ainsi de suite… Quand soudain, une nouveauté ! Simon Blanchard et ses Montagne Saint-Emilion 2015, et là, c’est l’effervescence. : La Revue Anthocyanes le sort en coup de coeur, et parle d’enchantement au sujet de la cuvée Au Champ de Fenêtre, Le Figaro sort ses deux cuvées Au Champ de Fenêtre  et Guitard avec 16 et 16,5 sur 20.

2015 : “Et pourquoi pas moi aussi ? C’est vrai quoi pas de raison que je n’élabore pas mon propre raisin” a du se dire Simon Blanchard. Il a repéré un super coin  dans l’appellation Montagne Saint-Emilion, un très joli petit vignoble de 1,36 hectares, réparti en trois parcelles. Comme Christine et Stéphane Derenoncourt avec le Domaine de l’A en 1999, Simon Blanchard devient donc propriétaire en mai 2015 .Il se met tout de suite au taf, car de mai à septembre, ça ne chôme pas dans les vignes…

2010 : Simon Blanchard, fort de cette expérience, devient associé de la société Derenoncourt Consultants. Le boulot continue, à haute densité. Encore et toujours la même quête dans le vin : de l’équilibre, de la fraîcheur, et la gueule de son sol.

2004 : Superbe année à Bordeaux! Pas de l’avis de tous (qu’ils se gourent les pauvres !), mais de celui de Lindaboie qui ne mange pas de pain.  Après avoir vinifié à droite à gauche mais surtout rive gauche,  Simon Blanchard rejoint  l’équipe de Stéphane Derenoncourt, célèbre consultant en vin qui a créé sa société de conseil en 1999 (ainsi que son vignoble en Côtes de Castillon le Domaine de l’A en vente ici sur  Lindaboie dans le  génial millésime 2010  et le très beau-à-attendre-qu’il-se-détende millésime 2012).Et là, aux côtés de Stéphane Derenoncourt et  de son équipe, Simon  doit satisfaire à une seule mission, non des moindres : élaborer un vin équilibré  qui ait/est le fruit de son lieu d’origine.  Un vrai défi. Et un vrai casse-tête. Une attention de tous les instants, de tous les climats et de tous les sols viticoles est hautement requise ! Du Quercy à l’Ukraine en passant par l’Autriche,  l’Espagne, sans oublier évidemment la terre aquitaine. Bref, ça bosse dur et bien et ça engrange de l’information au kilomètre à la seconde ! On peut dire que ce Simon Blanchard acquiert une véritable expérience…

2000 : Millésime grandiose. Déclarée année du siècle et du millénaire ( ça ne mange pas de pain),  Simon Blanchard devient œnologue.

1976 : Année caniculaire et naissance de Simon Blanchard, dans les deux-Sèvres. RAS


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Domaine Simon Blanchard “Guitard” Montagne-Saint-Emilion 2015

Mars 2018 : Nouvel arrivant sur Lindaboie.

Janvier 2018 : Lindaboie qui n’aime pas trop se prononcer sur des bébés encore en gestation goûte le vin définitivement mis en bouteille. Et là, on peut commencer à parler, le vin est né depuis 3 ans mais commence tout juste à balbutier…Et il y a de quoi avec cette Guitard, parcelle issu de beau calcaires à astéries, mi Merlot, mi Cabernet Franc. Le vin est dense, ambitieux, ferme et profond. CE petit a de l’avenir, c’est sûr.

Septembre 2016 : Et hop, dans la foulée, le guide Bettane & Desseauve le sort dans sa rubrique découverte…S’en suit la Revue du Vin de France, sur son site : “L’œnologue Simon Blanchard, associé avec Stéphane Derenoncourt, s’est lancé seul en appellation Montagne-Saint-Emilion. Son ambition : faire des vins typés, sans stéréotypes. La production confidentielle de quelque 6000 bouteilles met la barre très haut, avec des cuvées précises, juteuses, et à la capacité de garde superbe pour les parcellaires. On prédit un bel avenir à ce domaine.” Simon Blanchard met son domaine en conversion biologique.

Avril 2016: Les primeurs. Le landernau du vin est déjà bien excité car il paraît que 2015… est exceptionnel (je sais, je sais, on enend souvent ce mot  à Bordeaux, mais cette année-là, c’est vraiment vrai).On jase, on compare le 2005 à 2000, à 1989, à 1982 , encore meilleur même car les conditions sont en tous points de vue idéales pour une maturité optimale, c’est à dire sans sur-maturité. Mais quand même, ça reste les primeurs. Alors on pinaille pour savoir qui de Margaux ou de Latour a le mieux réussi. rien de nouveau sous le soleil, en fait. Les grands sont grands, les moins grands sont moins grands et ainsi de suite… Quand soudain, une nouveauté ! Simon Blanchard et ses Montagne Saint-Emilion 2015, et là, c’est l’effervescence. : La Revue Anthocyanes le sort en coup de coeur, et parle d’enchantement au sujet de la cuvée Au Champ de Fenêtre, Le Figaro sort ses deux cuvées Au Champ de Fenêtre  et Guitard avec 16 et 16,5 sur 20.

2015 : “Et pourquoi pas moi aussi ? C’est vrai quoi pas de raison que je n’élabore pas mon propre raisin” a du se dire Simon Blanchard. Il a repéré un super coin  dans l’appellation Montagne Saint-Emilion, un très joli petit vignoble de 1,36 hectares, réparti en trois parcelles. Comme Christine et Stéphane Derenoncourt avec le Domaine de l’A en 1999, Simon Blanchard devient donc propriétaire en mai 2015 .Il se met tout de suite au taf, car de mai à septembre, ça ne chôme pas dans les vignes…

2010 : Simon Blanchard, fort de cette expérience, devient associé de la société Derenoncourt Consultants. Le boulot continue, à haute densité. Encore et toujours la même quête dans le vin :  de l’équilibre, de la fraîcheur, et la gueule de son sol.

2004 : Superbe année à Bordeaux! Pas de l’avis de tous (qu’ils se gourent les pauvres !), mais de celui de Lindaboie qui ne mange pas de pain.  Après avoir vinifié à droite à gauche mais surtout rive gauche,  Simon Blanchard rejoint  l’équipe de Stéphane Derenoncourt, célèbre consultant en vin qui a créé sa société de conseil en 1999 (ainsi que son vignoble en Côtes de Castillon le Domaine de l’A en vente ici sur  Lindaboie dans le  génial millésime 2010  et le très beau-à-attendre-qu’il-se-détende millésime 2012 ).Et là, aux côtés de Stéphane Derenoncourt et  de son équipe, Simon  doit satisfaire à une seule mission, non des moindres : élaborer un vin équilibré  qui ait/est le fruit de son lieu d’origine.  Un vrai défi. Et un vrai casse-tête. Une attention de tous les instants, de tous les climats et de tous les sols viticoles est hautement requise ! Du Quercy à l’Ukraine en passant par l’Autriche,  l’Espagne, sans oublier évidemment la terre aquitaine. Bref, ça bosse dur et bien et ça engrange de l’information au kilomètre à la seconde ! On peut dire que ce Simon Blanchard acquiert une véritable expérience…

2000 : Millésime grandiose. Déclarée année du siècle et du millénaire ( ça ne mange pas de pain),  Simon Blanchard devient œnologue.

1976 : Année caniculaire et naissance de Simon Blanchard, dans les Deux-Sèvres. RAS

“Dis-moi qui tu es et je te dirai quel vin boire” un livre de Linda Grabe et Valérie de Lescure

Jolie revue de presse  (et encore, nous n’avons pas tout mis)  pour sujet inédit car c’est la première fois qu’un livre traite du buveur et non exclusivement de ce que l’on boit :  Le Parisien “Le plus drôle”, 24 Heures de Lausanne, Cuisine et Vin de France, Le Nouvel Observateur, L’Echo du Centre, Nord Eclair, Number Wine, Paru Vendu, VSD….

Ne vous êtes-vous jamais posé la question de savoir quel buveur vous étiez ? Epicurien ? Rarement économe ? Toujours gourmet ? Jamais sectaire ? En êtes-vous si sûr ? Et vos amis, comment les voyez-vous ? En citoyens adeptes du bio et nés de la dernière pluie acide ou en CSP + + de la première heure ? Et votre voisin, qui erre hagard devant le rayon vins, ne serait-il pas le paumé, celui-là ? N’avez-vous jamais rencontré un buveur un peu pontifiant qui a ruiné votre dîner ? Fanatique ou plutôt historien ? Et lui, qui boit du champagne à gogo en riant très fort, où pouvez-vous lire son portrait ?

Eh bien, cher buveur, si vous voulez connaître la réponse à toutes ces questions, vous tenez le bon livre. Vous découvrirez aussi que l’on boit ce que l’on est. Pour cette raison, chacun des portraits est accompagné d’une sélection de onze vins tout particulièrement choisis en fonction de chaque personnalité.

Dernier conseil : Ne prenez pas exemple sur le picoleur, car l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Buvez donc du vin avec modération mais lisez ce livre avec exagération.

Broché: 127 pages

  • Editeur : Solar (13 août 2007)
  • Langue : Français
  • ISBN : 978-2263044069